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N°7 : juillet 2005
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Sommaire
v Editorial
v Activités d'Enda Europe
v Stagiaires en action
v Zoom sur Enda Cyberpop
v Les téléphones portables au Sénégal: aubaine pour le développement, péril pour l'environnement ?
v Brève écologie
Enda Europe
5, rue des Immeubles Industriels
75011 Paris
Tel : 01 44 93 87 40 Fax : 01 44 93 87 50
Enda-europe@wanadoo.fr
http://www.enda-europe.org /
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Sommet du G8 de Gleaneagles : progrès sur l'Afrique, blocage US sur le climat. La mobilisation internationale doit se poursuivre.
Assombri par les sanglants attentats de Londres et plombé une fois de plus par lattitude unilatéraliste de ladministration Bush, le Sommet de Gleaneagles naura pas délivré toutes ses promesses et cela malgré les efforts méritoires de la présidence britannique pour aboutir à des résultats significatifs. Soumis à une intense pression des organisations de la société civile et de la Communauté internationale, les dirigeants les plus puissants de la planète ont tenté dapporter quelques réponses à deux des fléaux qui menacent la planète : le réchauffement climatique et la pauvreté, en Afrique notamment. Néanmoins le caractère limité de ces réponses et labsence dengagements datés et chiffrés sur des questions comme lélimination des subventions aux exportations agricoles ou de réduction des émissions de CO2 limitent fortement la portée du Sommet de Gleaneagles. Plus que jamais, il est nécessaire daccroître la mobilisation des organisations de la société civile, qui a été remarquable, notamment dans le cadre de lAction mondiale contre la pauvreté, relayée en France par la Coalition « 2005 : plus dexcuses », en vue de faire sauter les derniers verrous qui sopposent à la mise en uvre de politiques résolues de lutte contre la pauvreté et le réchauffement climatique. Enda prendra toute sa part dans ce combat.
Sur lAfrique : des progrès notables mais les pays riches peuvent et doivent mieux faire
25 milliards de dollars daide additionnelle devraient être débloqués chaque année à partir de 2010, ce qui constituerait un doublement de laide par rapport au niveau dAPD de 2004. Pour la Coalition mondiale contre la pauvreté léchéance est trop lointaine et revient à attendre 5 années pour répondre à un fléau qui tue autant de personnes en une semaine que le Tsunami de décembre 2004.
Sur le volet commercial, des progrès ont également été enregistrés puisque les dirigeants du G8 se sont engagés à éliminer les subventions aux exportations agricoles. Aucune échéance na néanmoins été définie ce qui limite fortement la portée de lengagement du G8. Les ONG saluent également lannulation de la dette de 18 pays pauvres mais réclament plus defforts de la part des pays riches. Notons également que le G8 ne sest pas prononcé sur le sujet de la suppression des paradis fiscaux et de levée du secret bancaire qui constituait une des demandes prioritaires des ONG membres de la Campagne « 2005 : plus dexcuses ». Sur ce sujet également, il importe daccroître la pression de la société civile sur le G8 et les pays riches.
Réchauffement climatique : un constat durgence partagé mais peu de mesures concrètes
En matière de lutte contre leffet de serre et malgré un constat partagé sur la menace du réchauffement climatique et la nécessité dune action résolue pour contrer ce phénomène, lopposition renouvelée de ladministration Bush au protocole de Kyoto naura pas permis dabouti à un consensus sur des objectifs drastiques de réduction des émissions ainsi que sur la mise en uvre et le financement de programmes de transferts deco-technologies. Ladministration Bush continue à militer en faveur de la recherche de solutions technologiques aux problèmes du réchauffement et refuse de se plier à une réduction des émissions sous prétexte que celles-ci auraient un impact négatif sur la croissance économique US. On peut néanmoins penser, que la montée en puissance du danger ou au moins de la perception du risque climatique, lattitude plus conciliante des pays émergents et la forte opposition des écologistes américains finiront par avoir raison de la politique intransigeante de ladministration Bush sur cette question.
Mobilisation des diasporas qualifiées pour le développement et immigration choisie
Le Communiqué de Gleaneagles a affirmé que les pays du G8 vont poursuivre leurs efforts en vue de créer un environnement susceptible de permettre aux cadres africains, notamment dans les secteurs de léducation et de la santé dentrevoir un avenir sur le continent africain. Lexode des cerveaux frappe en effet durement le continent africain et handicape fortement ses efforts de développement. On estime ainsi a 15.000 le nombre de professionnels de la santé qui quittent chaque année le continent africain. Des promotions entières décoles dingénieurs télécoms ou dinformatique sont siphonnées vers les pays du Nord. Il est donc urgent daccroître le soutien aux programmes de valorisation des compétences qualifiées et de mobilisation des diasporas qualifiées en faveur du développement dans les pays du Sud. Au moment où des voix en France et en Europe sélèvent en faveur dune immigration choisie qui aurait sans nul doute un impact laccélération de lexode des cerveaux du Sud, il est important de rappeler que la ressource humaine est au cur des processus de développement et que tout doit être fait pour renforcer les capacités humaines des pays du Sud. Sans ces ressources, il y a fort à parier que tous les efforts pour rompre le cercle de la pauvreté resteront vains.
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Les programmes
Madagascar
Mission dEnda Europe à Madagascar 5 12 juin 2005
Dans le cadre du suivi par Enda Europe du projet « Valorisation sociale et amélioration des conditions de vie de la population défavorisée à Madagascar » cofinancé par le Ministère des Affaires Etrangères (MAE), j'ai eu le plaisir de passer une semaine avec les 25 collègues d'Enda océan indien qui mettent en uvre ce projet dans la capitale malgache : Tananarive ou Antananarivo ou tout simplement Tana!
La mission devait permettre 1) un suivi plus précis des activités, 2) d'entretenir les relations avec les acteurs actifs à Madagascar, et 3) de renforcer la communication d'Enda océan indien. Ces objectifs ont été atteints, et j'ai pu faire des visites de terrain sur les 4 volets du projet:
- l'Education Alternative des jeunes en situation difficile avec la visite de l'Espace Jeunes, une maison ouverte le jour et qui propose des activités éducatives aux jeunes qui bénéficient d'un suivi individualisé (1 animateur-éducateur référent pour chacun). J'ai assisté à une session de formation interne à enda, qui avait pour thème le travail de terrain. Ce travail permet de développer une meilleure connaissance du milieu où vivent les jeunes des rues, et permet de continuer à « recruter » de nouveaux jeunes.
Enda océan indien participe également à des réseaux, notamment la Plateforme Société Civile pour l'Enfance dont lobjectif est de mener un plaidoyer en particulier sur le droit du travail et lexclusion sociale.
- la Formation des Animateurs-Educateurs avec le CFAE, un programme de formations animé par Enda océan indien. J'ai pu assister à atelier sur l'approche participative dans l'animation de projets de développement dans le cadre de la formation diplômante longue (65 jours), qui en est à la 7ème promotion.
- L'Habitat, avec une visite dans les quartiers de la basse ville de Tananarive où Enda océan indien accompagne les familles pauvres dans leurs projets d'amélioration de leur logement par l'épargne-crédit, voire des subventions pour les plus démunies. La difficulté principale est la paupérisation croissante des familles due à l'inflation, notamment l'augmentation du prix du riz (aliment de base).
- La Gestion des Ordures Ménagères, un aspect crucial dans l'amélioration des conditions de vie des familles. Enda océan indien a mis en place sur 2 fonkotany (prononcer "fouktan" quartiers de Tana) un système de collecte qui fonctionne de manière assez satisfaisante; dans les 2 nouveaux quartiers actuellement à l'étude, il est envisagé d'appuyer également la valorisation (recyclage) des déchets.
La mission a enfin permis de rencontrer les responsables du suivi des ONG dans différentes institutions (Ambassade de France, UE, Banque Mondiale, Nations Unies
), et de finaliser une plaquette de présentation générale attractive d'Enda océan indien.
Je remercie les collègues dEnda océan indien pour leur disponibilité et leur accueil, ainsi que toutes les personnes ayant accepté de nous rencontrer et de nous accorder du temps.
Annelaure Wittmann
Chargée de programmes
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Réunion à Helsinki
Enda Europe a participé à une réunion sur les partenariats publics-privés en matière de mise en uvre des accords multilatéraux de lenvironnement organisée par lOCDE à Helsinki les 16 et 17 juin 2005.
La réunion a été surtout focalisée sur les possibilités de partenariat en matière de lutte contre leffet de serre, de biodiversité et de lutte contre la désertification. Farid Yaker, Coordinateur dEnda Europe est intervenu sur le thème des transferts de technologies utiles au développement durable. Il a également présenté le projet Mobile Back Solidarité qui sera mis en uvre conjointement par Enda, France Télecom et FONEBAK (entreprise britannique de recyclage et de reconditionnement de téléphones portables). Il ressort des débats quil nest pas aisé de mettre en place des mécanismes et dispositifs de financement des conventions (la convention climat constituant pour linstant une exception). Mme Monique Barbut Directrice du PNUE/DTIE a par ailleurs mis laccent sur la nécessité de privilégier la voie réglementaire plutôt que volontaire pour favoriser l'implication des entreprises dans la mise en uvre des conventions environnementales.
Mission d'Enda Europe à Dakar

Ma mission avait pour objet dévaluer létat davancement du projet Pikine « Appui aux Initiatives communautaires de la ville de Pikine » .
Avec Malal Touré, responsable dEnda Eau Populaire, je me suis rendue à Pikine, ville située à la périphérie de Dakar. En trente ans Dakar a vu sa population quadruplée. Ne pouvant plus faire face à la demande de logement, la municipalité a laissé se développer les constructions anarchiques dans la ville de Pikine. Ville insignifiante au lendemain de lindépendance, elle vient de dépasser l million dhabitants à lheure actuelle. Cette population, si elle a trouvé un toit pour se loger, na toujours pas deau pour se désaltérer obligeant les femmes à puiser leau pour faire face aussi bien aux tâches ménagères quaux besoins vitaux des familles. Deux phénomènes caractérisent cette ville dune part le manque deau (leau du puits est impropre à la consommation) et dautre part le déversement des ordures ménagères. Ce deuxième phénomène enrobe la ville dun nuage de fumée noire où la pollution est à son comble. Tous les ingrédients sont réunis pour en faire un foyer propice à toutes les maladies. Cest sur ce constat quEnda Eau Populaire, forte de son expérience en alimentation deau potable dans dautres circonscriptions, que ce projet est né. Il porte sur limplantation de 250 bornes fontaines, la mise en place de centres de santé et la formation des techniciens dans le domaine de leau et de lassainissement.
Des formalités administratives ont retardé le lancement du projet mais Malal est très confiant et assure que dans deux ans tout sera fini.
Ce voyage ma permis de rencontrer les collègues de Dakar, de découvrir les diverse entités dEnda et faire une mise au point sur des questions administratives en suspend
Mission accomplie et ravie davoir pris part à ce projet. Je tiens à remercier les collègues dakarois pour laccueil et je souhaite quil y ait plus déchanges entre le Nord et le Sud.
Malika Bouali
Responsable administrative
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Conditions pour le transfert décotechniques vers les pays du Sud
Depuis le 30 mai dernier, je m’attelle à la réalisation d’un état des lieux du transfert de technologies favorables au développement durable dans les pays du Sud, et ce dans le but de déterminer un positionnement pour Enda et, en particulier pour Enda Europe, face à cette problématique complexe.
La préparation de l’atelier de l’OCDE sur les Accords Environnementaux Multilatéraux et l’investissement privé le 16 et 17 Juin dernier à Helsinki m’a immédiatement plongée dans le vif du sujet. Lors de cet atelier, Farid Yaker a présenté les premières conclusions d’Enda Europe sur la problématique du transfert de technologies vers les pays du Sud. Le projet Mobile Back Sénégal (partenariat Enda France Télécom pour le recyclage des téléphones mobiles) a été mis en avant comme projet phare d’Enda en matière de transfert de technologies.
Les barrières aux transferts de technologies relevées lors cette présentation sont directement liées au contexte des pays du Sud. En effet, le manque de capacités et d’infrastructures locales, la corruption, l’instabilité économique, le faible niveau scientifique, l’absence de cadre législatif adéquat, les difficultés administratives ainsi que le manque de systèmes et de réseaux d’information sont autant de raisons pour lesquelles les investisseurs étrangers sont réticents à financer des projets de transferts de technologies dans les pays du Sud.
En effet, pour attirer l’investissement étranger, certaines conditions doivent être remplies. Premièrement, il faut que le contexte soit favorable au projet de transfert. Ceci se traduit par un cadre légal bien établi, des institutions technologiques développées, les bases d’un marché stable pour les écotechniques ainsi que des réseaux d’information performants. Le projet de transfert de technologies doit également être mené en collaboration avec toutes les parties concernées, qu’ils s’agissent du gouvernement, d’ONG, d’institutions de recherche et développement, d’organisations internationales, du secteur privé ou des communautés locales. Ceci permet de s’assurer que l’information est clairement communiquée et que le projet est bénéfique pour tous. Le projet de transfert doit également être établi dans un cadre de travail flexible laissant place à l’innovation et au bon sens.
Lors de sa présentation, Enda a émis des recommandations pour mettre en place ses conditions dans les pays du Sud. Elle recommande notamment de renforcer les capacités afin de garantir un choix éclairé des communautés et une appropriation locale des écotechniques. L’accent est aussi mis sur l’importance de l’adaptation des technologies au contexte local. La coopération technologique Sud-Sud peut permettre d’adapter au mieux les écotechniques du Nord. Il est également important de prendre en compte les technologies traditionnelles déjà en place lors de la conception de projets technologiques afin d’éviter les doublons et le remplacement de ces technologies. De plus, Enda suggère que les transferts de technologies ont plus de chance de succès si les décisions sont prises ensemble par les différentes parties prenantes.
En conclusion, il est important de rappeler que le transfert de technologies ne doit pas donner lieu à de nouvelles dépendances Sud-Nord et qu’il ne doit pas devenir une manière pour le Nord d’écouler ses technologies obsolètes au Sud.
Julie Desloges
Stagiaire Enda Europe
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Et si lexode des cerveaux des pays du sud était une réelle oppor-tunité à saisir pour lAfrique ? du « brain drain » au « brain gain »
Alors que chaque année, 2 millions dafricains meurent du Sida, 15 000 professionnels de la santé partent vers l « Eldorado occidental ». (OIM)
En effet, à l'heure où sévissent les plus grands fléaux endémiques de lhumanité, l'Afrique se vide de ses « cerveaux » à un rythme effréné. Aujourdhui, un tiers de sa capacité intellectuelle est en dehors de ses terres ; non pas quelle ne dispose de scientifiques et de techniciens hautement qualifiés, mais parce qu'il fallait pour cela, créer un environnement que ces derniers n'aient point envie de quitter.
Face à ce constat, comment un pays en développement, peut-il espérer réduire la mortalité sil se vide de ses médecins ? ou comment peut-il atteindre l'éducation pour tous sil se vide de ses enseignants ? Et plus généralement, comment peut-il exploiter ses ressources sil se vide de sa « matière grise »,
Etant à lorigine de ce « cercle vicieux » qui bloque le processus de développement de lAfrique, la fuite des compétences fut considérée, pendant longtemps, comme un phénomène préoccupant.
Mais depuis les années 60, de nombreuses parades sont à lessai pour lendiguer ou tenter de linverser
Parmi celles-ci, l « option retour » vaine, tant que les facteurs endémiques conduisant à lémigration persisteront. Les timides résultats du RQAN (Reintegration of Qualified African Nationals) le confirment.
En revanche, « loption diaspora », constitue une nouvelle chance pour lAfrique.
Par sa double nationalité, le cadre africain de la diaspora est mieux placé que quiconque pour mettre à contribution son expertise professionnelle et technique au profit du développement de son pays dorigine.
Cette nouvelle solution, ou « co-développement », consiste à mettre en connexion une offre (savoirs et savoir-faire des diasporas qualifiées) au nord, qui réponde par des projets concrets (formation
), à une demande (besoins des pays dorigine) au sud, avec pour objectif le développement local durable.
Le programme TOKTEN (Transfer of Knowledge Through Expatriate Nationals) du PNUD et le réseau Caldas de la diaspora Colombienne figurent parmi les initiatives ayant connu un certain succès en matière de valorisation des compétences des diasporas au profit des pays dorigine.
Si dun côté, la mondialisation concourt à accélérer et amplifier les migrations de main doeuvre qualifiées, où chacun est libre de travailler là où les conditions de travail et la rémunération sont optimales, de lautre, elle va pouvoir, en conditionnant linternationalisation de la connaissance via les TIC, favoriser la mobilité du savoir, la circulation des compétences et donc produire de léchange et créer du réseau.
Ainsi, miser sur la possibilité dune mobilisation pertinente de lexpertise des diasporas, comme levier dune rénovation des politiques de coopération, se révèle être un réel « défi » pour la communauté internationale. Cest à ce fameux « pari diaspora » quEnda Europe souhaite contribuer.
Eva-Maria Dautry-Autin
Stagiaire Enda Europe
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Zoom sur une entité : Enda Cyber pop
Programme de Enda-Tm dappui aux organisations de léconomie populaire : utilisation et appropriation des Technologies de lInformation et de la Communication (TIC) par les organisations populaires au Sénégal.
Enda Cyberpop est né en 1998, dun partenariat entre Enda TM et le CRDI * (programme ACACIA**).Cest un programme dappui aux organisations de léconomie populaire dont lobjectif principal vise la valorisation des activités et initiatives des groupes par lutilisation et lappropriation des TIC.
En s'appuyant sur les pratiques de léconomie solidaire, des « Centres de Ressources Communautaires » (CRC) ont été créés , sur le modèle des « bornes fontaines », pour permettre un accès collectif aux équipements. Il sagit de lieux d'accès à moindres coûts à des services divers de communication et d'information.
Les gestionnaires formés qui servaient d'interface entre les populations et l'utilisation des outils jouaient en quelque sorte le rôle décrivains publics. Aujourdhui ces jeunes gestionnaires formés aux TIC ont crée leur propre emploi au sein des 8 CRC équipés dun télécentre et dun ordinateur connecté. Grâce aux revenus générés par les services, certains centres ont pu acquérir dautres équipements : plusieurs ordinateurs, scanners, photocopieuse
Le programme repose sur trois axes principaux :
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- la valorisation des ressources locales
- le renforcement des capacités opérationnelles des acteurs
- garantir la pérennisation des structures et lautonomie des participants en développant grâce aux prestations de services liées aux TIC des activités génératrices de revenus mais dont le coût doit rester accessible aux plus démunis.
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Afin de réaliser ces objectifs Cyperpop a établi un véritable partenariat avec des organisations de base, constituées ou non en associations formelles et informelles.
Ces organisations sont composées de groupes sociaux très différents sagissant de leur origine ethnique, leur religion ou leurs activités sociales et économiques. Elles sont situées dans des quartiers populaires très défavorisés en zone urbaine et péri-urbaine de Dakar. Deux dentre eux nont pas dhabitat construit en dur.
Loriginalité de la démarche est que Cyberpop en partant des réseaux sociaux existants : est constitué par un réseau de réseaux
- un réseau de réseaux sociaux thématiques ou sectoriels représentant une grande diversité de profils de léconomie populaire.
- un réseau de ressources humaines spécialisés dans les TIC et adaptés aux capacités des organisations populaires. ex : gestionnaires des CRC, reporters /rédacteurs populaires, webmasters
Si la dimension genre nintervient pas directement dans la constitution des groupes, elle est présente dans différentes étapes du programme : de part lexigence de parité chez les participants aux activités organisées, ainsi que par la valorisation des initiatives des groupes de femmes. De ce fait les femmes représentent 48 % des membres des instances de décision et elles représentent 45 % des personnes ressources formées (gestionnaires, rédacteurs
).
- un réseau de compétences techniques (équipement, connexion, maintenance
) composé du Centre de ressources Principal qui est une plateforme technique composée dun serveur et de neuf ordinateurs en réseau et des Centres de Ressources communautaires
Depuis mars 2004, un partenariat sest instauré avec le réseau des « Savoirs sans Frontières » (Open Knowledge Network(OKN)) qui intègre les réseaux existants à des échelles continentales et internationales.
Cette nouvelle phase renforce les capacités techniques et stratégiques pour la production et la diffusion de systèmes dinformations spécialisées par thèmes et types dacteurs. Elle appuie lextension du réseau à de nouveaux acteurs et en particulier aux femmes du monde rural et développe les radios communautaires et permet de participer au repérage et à la valorisation des principales innovations de l'économie populaire (plantes médicinales, éducation alternative, métiers de l'artisanat et activités génératrices de revenus,etc
)
Pour en savoir plus (www.enda.sn/cyberpop)
Nadia Guerid
Chargée de communication
* CRDI : Le Centre de Recherches pour le Développement International (CRDI), situé au Canada, est un des organismes chefs de file dans le monde, voués à la production et à lapplication de nouvelles connaissances pour relever les défis auxquels font face les pays en voie de développement.
**:programme Acacia : Le programme Acacia est une initiative qui appuie les efforts déployés par les communautés d'Afrique sub-saharienne pour mettre les technologies de l'information (TIC) au service de leur développement social et économique
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Les téléphones portables au Sénégal : aubaine pour le développement, péril pour l'environnement ?
Au Sénégal, ces dernières années ont surtout été marquées par la progression fulgurante de la téléphonie mobile dont le parc a dépassé en 2001 celui du réseau fixe et compte aujourdhui plus de 1.300.000 abonnés.
Cest une chance pour de nombreux Sénégalais vivant en zones rurales car les Technologies de lInformation et de la Communication sont essentiellement accessibles en milieu urbain, (alors que 50% de la population est encore rurale) et que le taux de pénétration du téléphone fixe en zone rurale est
extrêmement faible (inférieur à 3%). Ainsi, le développement des téléphones portables pourrait pallier en
partie linsuffisance dinfrastructure téléphonique en zone rurale, et ainsi contribuer à la réduction de la fracture numérique, pour une au moins de ses facettes.
Mais cette chance peut se transformer en calamité pour le Sénégal si on ne trouve pas rapidement de solution pour recycler les appareils en fin de vie. En effet, sachant que le marché de la téléphonie mobile est en forte croissance depuis 1999 (avec un taux de croissance annuel moyen en volume de près de 70% entre 1999 et 2004), que le délai de renouvellement du matériel est dun peu plus de 2 ans et quil nexiste aucun système de recyclage des appareils au Sénégal, la question du sort des téléphones portables en fin de vie se pose alors de manière aigue.
Cette inquiétude, le Sénégal la partage également avec dautres pays africains. En effet, lors de la réunion du groupe de travail à composition non-limitée de la Convention de Bâle sur le contrôle de mouvements transfrontières de déchets, tenue à Genève du 4 au 8 juillet dernier, plusieurs représentants dEtats africains ont soulevé la question des téléphones portables en fin de vie qui saccumulent dans leurs pays. Sans solution de recyclage et en raison de la toxicité de certains composants contenus essentiellement dans les batteries et les écrans, les appareils en fin de vie représentent donc une menace réelle pour lenvironnement.
Cette préoccupation concernant les e-déchets et les téléphones portables en particulier, se traduit par le lancement en 2002, au sein de la Convention de Bâle, du Mobile Phone Partnership Initiative (MPPI), partenariat pour la recherche dune solution de traitement écologiquement rationnelle des téléphones portables et réunissant constructeurs, états parties à la convention, opérateurs de télécommunication, institutions internationales et ONGs. Pour mettre en uvre cette initiative, un groupe de travail spécifique composé des mêmes membres, le Mobile Phone Working Group (MPWG) a été constitué et pour la première année, Enda a participé aux réunions de ce groupe de travail le 6 juillet dernier en tant quobservateur.
Ce fut pour Enda loccasion de présenter, lors dun side event spécifique et présidé par le Ministère de lenvironnement sénégalais, le projet Mobile Back Sénégal, projet de collecte, recyclage et réparation de téléphones portables qui sera réalisé par Enda Ecopole en collaboration avec France Télécom, la Sonatel et Fonebak (voir plaquette). Ce projet fut accueilli avec beaucoup dintérêt et denthousiasme de la part de lauditoire qui a pu découvrir une solution de recyclage des téléphones portables au Sénégal :
- adaptée aux ressources et moyens locaux ;
- créatrice de revenus et demplois ;
- issue dun partenariat original entre une ONG, des opérateurs de télécommunications et une entreprise de reconditionnement.
Il semble donc que les téléphones portables représentent un véritable atout pour le développement du Sénégal à condition quune filière de recyclage adaptée se mette en place, afin déviter que ces outils de communication ne deviennent un jour des sources de pollution.
Kanitha Kernem
Chargée de mission
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Léquipe
Michel Levallois
Président
Farid Yaker
Coordinateur
Malika Bouali
Resp. Administrative
Annelaure Wittmann
Chargée de Programmes
Nadia Guérid
Responsable Communication
Kanitha Kernem
Chargée de mission
Julie Desloges
Eva-Maria Dautry-Autin
Stagiaires
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Lécologie au bureau,
L'auteur de cette rubrique se trouvant actuellement en mission à Cuba (projet avec Enda Caraïbes) où il fait une température de 30 à 40 degrés, il parait logique de consacrer cette rubrique à la climatisation au bureau!
Les appareils de climatisation, au bureau ou bien dans la voiture pour aller au bureau (augmentation de la consommation d'essence!), sont des sources de gaspillage monumentales. En effet, un climatiseur, a fortiori s'il est vétuste ou mal réglé, produit plus de chaleur qu'il ne diffuse de fraîcheur
Songez également que les climatiseurs, de par l'énergie qu'ils consomment, contribuent à augmenter l'effet de serre et donc le réchauffement de la planète! On tourne en rond, non ?
Il existe des façons plus écologiques d'avoir moins chaud au bureau en été:
1) Porter des vêtements amples, clairs, aérés et en matière naturelle (coton, lin, chanvre
)
Les vêtements moulants et sombres ne permettent pas de se sentir à l'aise par les grandes chaleurs et les matières synthétiques à base de dérivés du pétrole favorisent une transpiration excessive en étouffant la peau.
2) Bien gérer les portes et fenêtres
C'est-à-dire fermer les fenêtres et les volets des pièces exposées au soleil, mais ouvrir les fenêtres des pièces non exposées ainsi que les portes afin de créer des courants d'air.
Le détail qui change tout: mouiller une serviette humide et l'accrocher dans l'encadrement d'une fenêtre ouverte exposée aux courants d'air.
3) Peu d'eau suffit pour se rafraîchir le corps
Par exemple en se trempant les pieds dans une bassine d'eau fraîche ou bien en mettant quelques gouttes d'eau sur le haut des oreilles.
4) Seulement en cas de canicule extrême : utiliser ventilateurs et climatiseurs de façon efficace
C'est-à-dire dans des petites pièces bien fermées afin de capter un maximum de fraîcheur pour un minimum d'énergie.
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Annelaure Wittmann
Chargée de programmes
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